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Louise Coderre

 

Madame Louise Coderre, orthophoniste (1936-2014)

 

Une grande page de l'histoire de l'école d'orthophonie et d'audiologie de l'Université de Montréal et de l'orthophonie au Québec a été tournée au début 2014 avec le décès de Louise Coderre, grande dame de l'orthophonie, disparue le lundi 13 janvier 2014.
 
Toujours soucieuse de la qualité des services et de la transmission des savoirs, Louise Coderre a été parmi les pionnières de la profession et de la réadaptation au Québec. Succédant à Germaine Huot, elle a œuvré aux côtés du Dr Gustave Gingras, pour contribuer à l'aménagement du service d'orthophonie de l'institut de réhabilitation de Montréal, sur la rue Darlington, bâti en 1962. Elle y fut orthophoniste clinicienne et chef de service jusqu'en 1976.
 
Diplômée de la première promotion d'orthophonistes de l'Université de Montréal, première école universitaire d'orthophonie au Canada, elle fut la directrice des études en orthophonie et audiologie de 1966 à 1996 et a présidé durant toutes ces années à l'évolution de l'école du statut de composante de département de réadaptation jusqu'au statut d'école autonome dans la hiérarchie universitaire.
 
Madame Coderre détenait le grade de professeure universitaire émérite de l'Université de Montréal.
 
Madame Coderre fut également de toutes les initiatives et de tous les comités des premières années des mouvements associatifs en orthophonie au Canada et au Québec. Elle fut honorée par l'Association canadienne des orthophonistes et des audiologistes, par le Conseil interprofessionnel du Québec et l'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec a créé en 2001 le prix Cardozo-Coderre pour souligner la contribution à la profession de Louise Coderre et Mary Cardozo, pionnières de la profession. Ce prix visant à reconnaitre l’engagement social et préprofessionnel chez un étudiant finissant en orthophonie ou en audiologie a été institué en reconnaissance de l’engagement professionnel et social exceptionnel démontré par Madame Louise Coderre tout au long de sa carrière
 
Toutes les orthophonistes et les audiologistes ainsi que nos professions lui doivent beaucoup.
 
 
 
Nous vous invitons ici-bas à exprimer votre témoignage et vos sympathies, que vous ayez côtoyé directement Madame Coderre comme collègue ou seulement à titre d'étudiant sous sa direction à l'école. Les témoignages peuvent être rendus par toute personne qui veut les exprimer, pas seulement les membres de la profession et pas seulement les membres de ce Forum. Cette page témoignage restera sur ce site en hommage à cette grande dame. SVP, toute personne qui a connu Madame Coderre peut écrire son témoignage ou message de sympathie en cliquant sur "Post Message" en bas à gauche de la présente page, puis en faisant défiler la page vers le bas et en remplissant les champs du court formulaire. La famille et les amis de Madame Coderre les recevront avec beaucoup de réconfort et de gratitude; l'ensemble des messages leur est remis.
 
Comme Marie Julien l'annonçait aux funérailles le 1er février, tous vos témoignages et hommages seront compilés, mis en page et publiés dans un livre d'or dont la préparation a été confiée à Danièle Archambault, phonéticienne et professeure qui a enseigné à plusieurs d'entre nous la phonétique expérimentale à l'Université de Montréal.
 
Pour permettre d'enrichir la publication et en même temps de mettre en branle et concrétiser le projet, nous voulons demander à toutes les personnes qui n'ont pas encore déposé leur mot de le faire et ce, avant la date limite du lundi 17 février prochain, à minuit (dans la nuit de lundi à mardi).
 
Attention: il est préférable de composer votre texte au préalable pour ensuite simplement le copier et le coller dans le formulaire, autrement, on risque que la session soit expirée si la rédaction du texte a pris plus de quelques minutes, votre texte serait alors perdu.
 
 
 

Post Message
 


Hommage à Louise Coderre

Hommage à Louise, rédigé par des collègues et amies et lu par Tony Leroux, directeur de l’École d’orthophonie et audiologie de l’Université de Montréal lors de la cérémonie d’adieu à Louise.

 

 

Madame Coderre a commencé sa carrière en 1959 à l’Institut de réhabiltation de Montréal (maintenant l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal) où elle a œuvré comme orthophoniste auprès des personnes ayant des troubles de la communication d’origine neurologique. Tout en poursuivant son travail clinique, elle assume dès 1962 des charges d’enseignement en orthophonie à l’École de Réadaptation de l’Université de Montréal. En 1966 elle est nommée Chef de la Section orthophonie audiologie de cette même École. Elle quitte l’Institut de réadaptation en 1973, devient professeure agrégée en 1976 et professeure titulaire en 1986.  Madame Coderre sera la première directrice de l’École d’orthophonie et d’audiologie créée en 1978, poste qu’elle occupe jusqu’en 1992; elle continue alors de diriger des étudiants à la maîtrise et participe aux travaux du CONOM de la Faculté de médecine jusqu’à son départ à la retraite en 1996.  Elle est nommée professeure émérite en 1997.

 

Sa contribution au rayonnement de l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de Médecine,  s’est fait sentir partout au Québec, aux États-Unis et en France. Véritable visionnaire, on lui doit les fondements de ce que l’École d’orthophonie et d’audiologie est aujourd’hui. À la fin des années 60, la création des CÉGEPS force une refonte importante du programme d’études en orthophonie et audiologie. Madame Coderre dirige ces travaux au terme desquels le programme de formation de deux ans de niveau maîtrise devient un programme de 3 ans d’études pour l’obtention d’un Baccalauréat spécialisé et d’un an pour l’obtention du diplôme de Maîtrise exigé pour l’exercice de la profession au Québec.  Madame Coderre percevait avec une acuité exceptionnelle l’ensemble des éléments requis pour assurer l’excellence de la formation. Tout en veillant inlassablement à la qualité de la pédagogie, elle militait pour le développement de la recherche au sein de l’École. Grâce à son enthousiasme et son soutien, plusieurs professeurs, encore actifs au sein de l’école et recrutés pendant son mandat à la direction, ont mis en place une culture de recherche digne de celle des plus grandes universités canadiennes.  Ce n’est pas uniquement le Québec qui a bénéficié de son dévouement et de son expertise dans le domaine des troubles de la communication; son rayonnement s’est étendu à l’ensemble du Canada et de l’Europe francophone.

 

Diriger l’École d’orthophonie et d’audiologie ne se limitait pas à des tâches administratives; elle accordait beaucoup d’importance au soutien des nouveaux professeurs. Mentor hors pair, elle savait stimuler et encourager chacun d’eux, manifester sa confiance et sa satisfaction envers le travail accompli. Elle s’intéressait aux domaines d’expertise de tous ses collègues, toujours à l’affut d’un article qui pouvait alimenter une réflexion.

 

Madame Coderre se préoccupait aussi de l’excellence et du développement de la formation clinique; on lui doit l’intégration des services en orthophonie en milieu scolaire. Clinicienne exceptionnelle, son souci de répondre aux besoins des personnes souffrant d’un problème de communication guidait le développement de nouvelles approches à l’intervention. Toujours à l’affut des meilleures pratiques pour atteindre ses objectifs, elle profitait de chaque occasion de formation continue qui se présentait.  À une époque où ce volet était peu développé, elle prenait l’initiative d’inviter à Montréal des chercheurs et professeurs reconnus pour leurs intérêts cliniques. Les ateliers et lieux d’échanges qu’elle organisait ont considérablement enrichi la pratique de l’orthophonie et de l’audiologie du Québec.

 

Elle laisse à toutes les personnes qui l’ont côtoyée un héritage inestimable. Son sourire bienveillant, sa détermination et son dévouement  sont impérissables.

 

Une grande dame, une collègue et amie nous a quittés.

 

 

Julie Fortier-Blanc, Carolyn Cronk, Guylaine LeDorze, Michèle Bergeron

 

École d’orthophonie et d’audiologie


19/02/14
myriam: hommage

Madame Coderre,

 

Sans vous, je n’aurais pas parcouru le chemin qui m’a menée là où je suis maintenant ; on se comprend.

 

C’est maintenant à votre tour : Bonne route !

 

Myriam

 


13/02/14
Hommage à Louise Coderre

Chers membres de la famille, chère Michèle ainsi que tous les collègues et amis ici rassemblés pour se remémorer Louise,

 

Michèle m’a fait le grand honneur de me demander de témoigner du passage de Louise dans nos vies professionnelles en tant que clinicienne à l’Institut de réadaptation de Montréal, alias Institut de réhabilitation de Montréal, et devenu par la suite l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal.

 

Je commencerais en citant un extrait du livre du Dr Gustave Gingras, fondateur de l’Institut, «Combat pour la survie» paru en 1975: 

«Le temps et la vie passent si vite que beaucoup de gens semblent avoir l’impression que l’Institut, l’École de réadaptation avec ses sections de physiothérapie, d’ergothérapie et d’orthophonie et audiologie, ont toujours existé.» (p. 162)

 

J’ai fouillé toutes les archives de l’Institut. Louise était très discrète et il nous reste bien peu de documents sur ses années de travail passionné outre celles que Michèle nous a numérisées pour le diaporama d’aujourd’hui.

 

C’est en 1954 que fut officiellement créé l’Institut de réhabilitation de Montréal, situé dans le sous-sol réaménagé du Montreal Convalescent Hospital, rue Hudson, devenu par la suite l’hôpital Lindsay. Avant cette époque, je cite à nouveau Dr Gingras, «la réadaptation était considérée comme une bonne œuvre à faire et non comme un droit. »

 

Malgré ces locaux exigus, l’Institut de réhabilitation de Montréal devint la première institution francophone répondant à la fois aux exigences requises pour la formation du personnel médical et la réadaptation des patients. Déjà, à cette époque, l’orthophoniste faisait partie de l’équipe de réadaptation. 

 

Pourquoi parler des débuts de la réadaptation ? Parce que Louise Coderre, fait partie de cette histoire. Diplômée de la 2ème promotion d’orthophonie-audiologie à l’Université de Montréal en 1959, Louise a commencé à travailler rue Hudson, là où « nous étions entassés les uns sur les autres mais (où) il existait entre nous un esprit-maison, une symbiose qu’il fut impossible de retrouver tout à fait plus tard. (Dr Gingras)» 

 

J’ai d’ailleurs obtenu des témoignages suaves de cette complicité de la part de Michèle Bergeron, alors sa stagiaire, et d’Andrée Forget qui y était ergothérapeute. C’est au Montreal Convalescent Hospital que Louise devint chef de service juste avant le déménagement dans le tout nouvel édifice de la rue Darlington, en 1962.

 

Dr Gingras avait énormément de respect et d'admiration pour Louise Coderre, ce petit bout de femme très articulée. Il ne lui a jamais rien refusé, tant ses demandes étaient toujours justifiées et présentées avec tact. Il se rendait vite compte que le service d’orthophonie ne pouvait que profiter des demandes de matériel et de perfectionnement de sa chef de service. Louise ne demandait rien d'impossible et connaissait l’art du compromis pour arriver à ses fins et contribuer au développement de la profession.

 

Fier de son équipe d’orthophonistes, Gustave Gingras rapporte dans son livre la visite d’un éminent neurologue écossais spécialisé dans le domaine des troubles de la communication. Il fut impressionné par les réponses de l’une d’elle, Michèle Bergeron, aux questions que posait le neurologue. «Quel que soit l’auteur cité par mon collègue, elle était en mesure d’apporter une critique et un jugement précis. (p 158) Cet extrait témoigne de la rigueur des orthophonistes du service.

 

Michèle…! Louise repéra très vite les qualités de sa stagiaire en lui offrant un poste dès l’ouverture de l’Institut, rue Darlington. On connaît la suite : elles sont devenues les meilleures amies du monde, toujours complices tant sur le plan clinique, professoral que scientifique. 

 

La pragmatique ? Louise avait cela dans le sang. C’est elle qui a proposé au Dr Gingras de traiter ses patients à l'extérieur des bureaux de l’Institut. Elle croyait, bien avant le courant de la communication fonctionnelle, que les thérapies devaient se généraliser à tous les moments de la vie quotidienne. Elle prônait ainsi l’approche situationnelle tant à la cuisine du service d’ergothérapie, à la banque, qu’au restaurant…

 

La clinique la passionnait. J’ai eu le privilège d’être la dernière stagiaire à l’observer en clinique en 1976. Elle aurait dû, depuis 1966, se consacrer depuis longtemps au seul enseignement universitaire mais elle ne pouvait se résoudre à cesser de pratiquer. C’est pourquoi elle y a travaillé, quelques heures par semaine, pendant 10 ans. Ses conseils et commentaires étaient toujours justes et à-propos. Elle savait guider notre réflexion et suggérer les lectures appropriées. Elle percevait notre potentiel et nous donnait l’espoir que nous pourrions, nous aussi, faire avancer la profession. Les discussions que j’ai eu avec elle ont été déterminantes dans mes choix professionnels comme en témoignent ces quelques exemples. 

 

Un jour, alors que je fouillais dans l’armoire de matériel qui se trouvait devant son bureau, je découvris une petite valise noire. Un test d’évaluation des habiletés communicatives signé Bruce Porch qui ne contenait que 10 objets mais des pages et des pages de standardisation. L’interrogeant sur ce test, elle me dit : «Oui, c’est un excellent test qui n’est pas utilisé à sa juste valeur. Consulte-le, je suis certaine que tu vas l’apprécier.» Ceux qui me connaissant le savent : cette valise noire ne m’a jamais quittée! J’ai invité plusieurs fois Dr Porch de New Mexico pour donner des formations aux orthophonistes.

 

Quelques années plus tard, alors que, grâce à John Dudley, je m’intéressais particulièrement aux patients ayant une dysarthrie, je racontai à Louise les thérapies conjointes que je faisais avec les physiothérapeutes de l’Institut. Je souhaitais poursuivre les questionnements cliniques que cette « innovation » suscitait. Elle me dit alors : « Tu sais, dans les premières années de l’Institut, les orthophonistes avaient un lit de traitement dans leur bureau et nous travaillions très souvent avec les physiothérapeutes. Continue dans ce sens, Marie.» 

 

J’ai continué à lire et à me questionner inlassablement sur les approches cliniques pour constater que le travail conjoint peut nous mener plus loin que la simple somme de nos actions individuelles et que les résultats cliniques et la satisfaction du client pouvaient aussi faire partie de données probantes. Jusqu’à m’associer avec Michèle Gerber, éminente physiothérapeute suisse dans le but d’offrir des formations sur l’approche interdisciplinaire neuro-environnementale aux orthophonistes et de publier nos données cliniques.

 

Elle a aussi cru en moi en m’offrant le premier poste de conseillère pédagogique à l’École d’orthophonie et d’audiologie de l’Université de Montréal. Elle souhaitait ainsi que les enseignements théoriques en dysarthrie et en aphasie soient supportés par des illustrations cliniques, tout comme le faisait déjà Julie Fortier-Blanc dans le domaine du bégaiement. Plusieurs étudiants se souviendront des heures de travaux pratiques passées à analyser des bandes audio et vidéo!

 

Mais il ne s’agit ici que de mes expériences personnelles. Il en existe des centaines d’autres tout au long de ses 37 ans de vie professionnelle active comme l’expriment les nombreux témoignages reçus, sur le site Internet créé en son honneur, par Yvon Blais. 

 

Je vous invite à continuer d’y écrire vos témoignages personnels afin que cette grande dame de l’orthophonie ne soit pas oubliée. Nous vous annonçons que tous les témoignages lus aujourd’hui et ceux déposés sur le site seront reliés dans un grand livre d’or. Ce livre d’or, qui contiendra les photos que Michèle a rassemblées, sera édité et illustré par Danièle Archambault, grande amie de Michèle et de la famille. 

 

Merci Louise, pour tout ce que tu nous as apporté.

Marie Julien, Promotion 1977

Orthophoniste et clinicienne-chercheure, 

Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal

 

Chargée de cours, Université de Montréal


9/02/14
Hommage à Louise Coderre

Il y a deux semaines déjà que j’ai appris le décès de Mme Louise Coderre et aujourd’hui encore, j’ai de la difficulté à trouver les mots pour exprimer mon admiration et ma gratitude pour cette femme incroyable. Comment réduire en quelques lignes l’éventail de sa contribution à ma vie personnelle et professionnelle? 

Et d’abord, quel titre, quel nom lui donner? Mme Louise Coderre? La directrice du département d’orthophonie et d’audiologie qui a accueilli et avec chaleur, intérêt et encouragement l’étudiante timide du département de linguistique et traduction. Louise Coderre? La collègue généreuse qui a fait profiter de son expérience professionnelle une jeune professeure devenue moins timide grâce à elle. Louise? L’amie, avec qui j’ai partagé lors de nombreux lunchs, les moments heureux et parfois difficiles de ma vie personnelle et aussi, professionnelle Louise, mentor, collègue et amie, je te dois beaucoup. Et je ne suis pas la seule. 

Combien d’entre nous te sont redevables d’une carrière, d’une profession? Combien de vies as-tu touchées de près ou de loin? Combien d’orthophonistes et d’audiologistes et, au travers eux, combien de patients?

Grande visionnaire, les deux pieds plantés dans la réalité et les besoins de la profession, tu as contribué, au développement et à l’essor de la recherche et des pratiques de l’orthophonie et de l’audiologie. Tu n’as jamais oublié qu’en bout de ligne, il y avait le patient. Et parce que tu n’as pas voulu équiper tes étudiants de livres de recettes mais plutôt d’une grande capacité d’analyse et de réflexion, tu as permis la reconnaissance de leur travail par la communauté universitaire.

Aujourd’hui, tes collègues et amis, ta famille, tous sont là pour te rendre hommage et te dire une dernière fois l’amour et l’amitié qu’ils ont pour toi. Je suis loin et ne peux pas être parmi eux. Mais maintenant, pour toi, les distances n’ont plus d’importance, n’est-ce pas?

Au revoir, chère petite et grande amie. 

Merci pour tout.

 

Danièle Archambault, Ph.D.

Linguistique et traduction.

Palo Alto, Californie

 

Le premier février 2014.


9/02/14
Jocelyne Bonnefil ( Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ): Louise Coderre

Honneur et respect à Madame Louise Coderre.
D’aussi loin que je me rappelle,1965, j’ai vu Madame Coderre porter la profession d’orthophoniste et d’audiologiste à bout de bras, en faire une cause personnelle, une mission. Elle  voulait offrir aux étudiant-es une formation à la hauteur des complexités et beautés de ce métier. Elle l’entrevoyait, sans limites en savoirs, en compétences, sans perdre de vue la juste place que nous devions prendre dans le concert des professions.
Je l’ai vu encourager de bons mots et d’actions concrètes ses collègues et ses ouailles qui avaient comme elle la passion du métier. Elle en était fière. Tout cela en douceur, sans l’agressivité qui parfois entache les milieux compétitifs.
Louise Coderre ? Une belle personne. Je suis heureuse de l’avoir connue et lui suis infiniment reconnaissante de m’avoir souvent fait confiance.

Mes sincères condoléances à ses parents et amis avec une pensée spéciale pour ses amies orthophonistes.

Jocelyne Bonnefil


4/02/14
 
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